AALE
La fameuse section féminine
Par Louis Perez y Cid
Il paraît qu’il y a des femmes.
La nouvelle circule, mi-amusée, mi-scandalisée. On sourit, on ricane, on tranche déjà. Le mot tombe « section féminine » comme une anomalie administrative ou une faute de goût.
Ce on sait beaucoup de choses. Sauf, précisément, de quoi il parle.
Alors, avant de juger, il aurait peut-être fallu regarder.
Mais regarder oblige à comprendre. Et comprendre, parfois, dérange.
Il paraît qu’il y a des femmes.
La nouvelle circule, mi-amusée, mi-scandalisée. On sourit, on ricane, on tranche déjà. Le mot tombe « section féminine » comme une anomalie administrative ou une faute de goût.
Ce on sait beaucoup de choses. Sauf, précisément, de quoi il parle.
Alors, avant de juger, il aurait peut-être fallu regarder.
Mais regarder oblige à comprendre. Et comprendre, parfois, dérange.
Une amicale comme les autres, ou presque
Chaque amicale est un territoire. Une géographie, des hommes, des habitudes. Certaines vivent à l’ombre d’un régiment, d’autres survivent dans l’isolement d’un département, ou même d’un pays étranger. Toutes poursuivent pourtant le même but, resserrer les liens, entretenir la camaraderie, faire connaître la Légion.
À l'amicale de Puyloubier, au Domaine du capitaine Danjou, à l’Institution des Invalides, on ne fait rien de plus. Mais on le fait autrement. Et surtout, on le fait sans bruit.
Contrairement à ce que certains imaginent, rien ici n’a été abandonné. Ni l’esprit, ni l’exigence, ni la hiérarchie des responsabilités. Simplement, la réalité s’est imposée, et elle ne demande jamais la permission. ... Lire la suite...
À l'amicale de Puyloubier, au Domaine du capitaine Danjou, à l’Institution des Invalides, on ne fait rien de plus. Mais on le fait autrement. Et surtout, on le fait sans bruit.
Contrairement à ce que certains imaginent, rien ici n’a été abandonné. Ni l’esprit, ni l’exigence, ni la hiérarchie des responsabilités. Simplement, la réalité s’est imposée, et elle ne demande jamais la permission. ... Lire la suite...
Vert et rouge
Les couleurs de tradition à la légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
Il nous arrive parfois de fabriquer un petit panneau aux couleurs de la Légion , vert et rouge. Jusque-là, tout va bien, tout le monde sait que le vert vient en premier.
Mais dès qu’on attaque la diagonale… là, c’est une autre histoire. Les certitudes s’évaporent, les regards se croisent, et le doute s’installe.
C’est alors qu’apparaît, inévitablement, le spécialiste de service, fier de dégainer son moyen mnémotechnique, que certains prennent d’ailleurs pour une vérité historique, « le sang coule sur la plaine ».
Très bien. Sauf que le sang est rouge… et s’il coule sur la plaine, il devrait être au-dessus, non ?
Silence. Hésitation. Remise en question générale.
Bref !
Il nous arrive parfois de fabriquer un petit panneau aux couleurs de la Légion , vert et rouge. Jusque-là, tout va bien, tout le monde sait que le vert vient en premier.
Mais dès qu’on attaque la diagonale… là, c’est une autre histoire. Les certitudes s’évaporent, les regards se croisent, et le doute s’installe.
C’est alors qu’apparaît, inévitablement, le spécialiste de service, fier de dégainer son moyen mnémotechnique, que certains prennent d’ailleurs pour une vérité historique, « le sang coule sur la plaine ».
Très bien. Sauf que le sang est rouge… et s’il coule sur la plaine, il devrait être au-dessus, non ?
Silence. Hésitation. Remise en question générale.
Bref !
L'origine
Ces couleurs ne sont entrées que très progressivement dans la symbolique de la légion étrangère.
A l'origine la couleur dominante de l'uniforme du légionnaire était le vert, vert dragon.
Cette particularité a été officialisée en 1914 et ce n'est qu'en 1959 que le rouge y a été associé définitivement.
Il faut cependant noter que la légion étrangère était déjà dotée des épaulettes « vert et rouge » depuis 1868.
Les différents textes traitant de symbolique ou de traditions sont toujours restés vagues en ce qui concerne la disposition du vert et du rouge, sur les fanions, flammes, tabliers, banderoles, voir simple panneau bicolore. Lire la suite...
A l'origine la couleur dominante de l'uniforme du légionnaire était le vert, vert dragon.
Cette particularité a été officialisée en 1914 et ce n'est qu'en 1959 que le rouge y a été associé définitivement.
Il faut cependant noter que la légion étrangère était déjà dotée des épaulettes « vert et rouge » depuis 1868.
Les différents textes traitant de symbolique ou de traditions sont toujours restés vagues en ce qui concerne la disposition du vert et du rouge, sur les fanions, flammes, tabliers, banderoles, voir simple panneau bicolore. Lire la suite...
Parler français pour devenir légionnaire ?
La langue, première arme de l’intégration à la Légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
Lorsqu’un homme franchit pour la première fois le portail du Groupement de recrutement de la Légion étrangère (G.R.L.E.), il arrive souvent avec un sac, un passé… et une langue que peu de personne autour de lui ne comprend. Népalais, polonais ou encore mongol, à la Légion, les origines se comptent par dizaines.
Très vite pourtant, tous ces hommes doivent apprendre à se comprendre, à vivre ensemble et surtout à agir ensemble. Sur le terrain, au combat comme dans la vie quotidienne du régiment, une seule langue s’impose alors à tous, le français.
À la Légion étrangère, apprendre le français n’est pas seulement une question d’intégration. C’est une nécessité pour la cohésion, pour la discipline et pour l’efficacité opérationnelle. C’est même l’un des premiers défis que doit relever tout engagé volontaire.
Lorsqu’un homme franchit pour la première fois le portail du Groupement de recrutement de la Légion étrangère (G.R.L.E.), il arrive souvent avec un sac, un passé… et une langue que peu de personne autour de lui ne comprend. Népalais, polonais ou encore mongol, à la Légion, les origines se comptent par dizaines.
Très vite pourtant, tous ces hommes doivent apprendre à se comprendre, à vivre ensemble et surtout à agir ensemble. Sur le terrain, au combat comme dans la vie quotidienne du régiment, une seule langue s’impose alors à tous, le français.
À la Légion étrangère, apprendre le français n’est pas seulement une question d’intégration. C’est une nécessité pour la cohésion, pour la discipline et pour l’efficacité opérationnelle. C’est même l’un des premiers défis que doit relever tout engagé volontaire.
Une priorité pour une armée de 144 nationalités
La Légion étrangère est composée exclusivement d’étrangers. Aujourd’hui, pas moins de 144 nationalités y sont représentées dans ses rangs. Une grande partie des recrues arrive sans parler français, ce qui crée inévitablement des difficultés de communication dès la sélection, et surtout durant l’instruction initiale des engagés volontaires (E.V.).
Or, les cadres sous-officiers de la Légion sont issus de ce recrutement. Et chacun sait que le corps des sous-officiers constitue l’ossature indispensable d’un régiment. ...Lire la suite...
Or, les cadres sous-officiers de la Légion sont issus de ce recrutement. Et chacun sait que le corps des sous-officiers constitue l’ossature indispensable d’un régiment. ...Lire la suite...
La remise des képis blancs
Par Louis Perez y Cid
Nous marchions au pas cadencé, en chantant notre chant de section, « Contre les Viets ».
La nuit était d’encre. La place d’armes n’était éclairée que par les flambeaux que tenaient les légionnaires. Au-dessus de nous, la citadelle se devinait à peine dans le halo tremblant des torches.
Un silence presque parfait régnait. Il n’y avait que notre chant, et le martèlement régulier de nos rangers.
Nous marchions droit, la tête haute, suivant la ligne des flammes qui balisait notre chemin. Tout avait été calculé, réglé à la seconde près, la distance, le rythme, la cadence.
Le chant devait s’achever exactement au moment où nous entrerions dans le carré formé par les sections d’ « anciens ».
Et cela se produisit.
Dans un ordre serré impeccable, cent fois répété, nous prîmes place.
- Gaaard’ vous ! Le claquement fut sec.
Les têtes nues se redressèrent. Les torses se bombèrent. Les ventres rentrèrent. Le képi blanc dans la main droite, la section resta immobile.
Nous allions recevoir le képi blanc.
Du carré des autorités, notre commandant de compagnie s’avança et vint se placer face à nous. Notre lieutenant lui présenta la section... Lire la suite...
L'ÉDITO DE PYC
À la demande de mes amis de Légion’arts, j’ouvre aujourd’hui une nouvelle rubrique, « l’édito de PYC ».
Dans cet espace, je prendrai la plume pour évoquer les sujets du moment sur la Légion, l’histoire, la géopolitique, et bien d’autres thèmes qui façonnent notre époque.
Certains pourront être sensibles, parfois même dérangeants. Mais ils seront toujours abordés avec une exigence essentielle, celle des faits.
Je les assumerai pleinement, car écrire, c’est aussi accepter la responsabilité de ses mots.
Légion’arts n’endosse pas les opinions qui seront exprimées ici. Mais le site défend un principe essentiel : le droit de chacun à formuler les siennes.
Et c’est précisément là que réside sa force.
Louis Perez y Cid
« La Légion ne demande pas d’où tu viens, mais seulement si tu es prêt à servir. »
Le 10 Mars 1831
La création de la Légion Étrangère
Le 10 mars 1831, par ordonnance royale, le roi Louis-Philippe crée officiellement la Légion étrangère.
L’emploi de soldats étrangers n’est pas une nouveauté dans l’histoire militaire française. Depuis l’Ancien Régime, la France a souvent fait appel à des troupes venues d’ailleurs, Suisses, Allemands, Irlandais ou Polonais ont longtemps servi sous ses drapeaux.
Ces unités conservaient toutefois leurs propres cadres, leurs traditions, leurs uniformes et parfois même leurs règlements nationaux.
La création de la Légion étrangère marque une évolution profonde. Les volontaires étrangers qui s’y engagent abandonnent désormais toute identité militaire nationale pour adopter celles de l’armée française. Organisation, discipline, traditions, tout les rattache désormais à l’infanterie française.
Ainsi apparaît une figure nouvelle : le légionnaire. ... Lire la suite...
Isabelle Maury,
un peintre d'exception
Par Christian Morisot
Isabelle Maury est possédée par la passion de peindre la Légion étrangère et plus précisément le légionnaire.
Son passage à Saumur récemment à tout particulièrement laissé une empreinte délicate et de grande qualité.
Elle affiche avec discrétion sa position sur la tauromachie sans prendre réellement position et ses tableaux peuvent être interpréter par les deux parties, pour ou contre, tous trouvent leur compte. Pour autant, aucun quiproquo, en filigrane, Isabelle sait avec subtilité faire passer son message.
La peinture n’est pas un savoir. Elle n’est pas non plus jouissance. Le peintre avant d’en faire l’expérience est plongé dans la nuit. Il doit en sortir pour que s’accomplisse la transgression de l’invention des formes objectives et subjectives. C’est se projeter dans un univers intérieur tout en utilisant le monde incorruptible de la réalité visuelle.
La peinture, c’est découvrir la sensibilité du beau, celui qui conduit à la connaissance de l’art et à l’incertitude des lois et critères de beauté qui restent souvent inexpliqués.
“Isabelle” c’est la beauté intellectuelle qui se traduit par un savant dosage de multiples variétés de couleurs qu’une indiscipline volontaire mais contrôlée transforme en oeuvre d’art... Lire la suite...
La peinture, c’est découvrir la sensibilité du beau, celui qui conduit à la connaissance de l’art et à l’incertitude des lois et critères de beauté qui restent souvent inexpliqués.
“Isabelle” c’est la beauté intellectuelle qui se traduit par un savant dosage de multiples variétés de couleurs qu’une indiscipline volontaire mais contrôlée transforme en oeuvre d’art... Lire la suite...
l’art de bien former les caractères.
La calligraphie (du grec kallos = beauté, graphein = écrire).
Elle apparaît dès les premières civilisations, en Égypte antique avec les hiéroglyphes, en Chine où elle devient très tôt un art majeur (plus de 2 000 ans avant notre ère), puis dans le monde islamique où l’écriture arabe prend une dimension spirituelle.
Au Moyen Âge européen, les moines copistes décorent les manuscrits dans les scriptoria. L’invention de l’imprimerie au XVe siècle réduit son rôle utilitaire, mais elle demeure un art... Lire la suite...
Au Moyen Âge européen, les moines copistes décorent les manuscrits dans les scriptoria. L’invention de l’imprimerie au XVe siècle réduit son rôle utilitaire, mais elle demeure un art... Lire la suite...
LE CARRE LEGION DE PUYLOUBIER
Une filiation assumée
Par Louis Perez y Cid
Le Carré Légion de Puyloubier n’est pas un simple espace funéraire. Il est l’héritier direct de la mémoire de la Légion en Algérie et le prolongement spirituel de Sidi Bel Abbès.
Son histoire s’inscrit en deux temps.
Le Carré Légion de Puyloubier n’est pas un simple espace funéraire. Il est l’héritier direct de la mémoire de la Légion en Algérie et le prolongement spirituel de Sidi Bel Abbès.
Son histoire s’inscrit en deux temps.
1954 : les pensionnaires de l’Institution des Invalides
La première étape remonte à 1954.
Les pensionnaires de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère (IILE), installée à Puyloubier, sont inhumés au cimetière communal du village.
Ces anciens, blessés par la guerre ou par la vie, trouvent là une sépulture digne, dans la continuité de l’esprit de camaraderie propre à la Légion. À ce stade, il ne s’agit pas encore du « Carré Légion » au sens historique du terme, mais d’un lieu de repos pour les anciens de l’Institution.
Les pensionnaires de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère (IILE), installée à Puyloubier, sont inhumés au cimetière communal du village.
Ces anciens, blessés par la guerre ou par la vie, trouvent là une sépulture digne, dans la continuité de l’esprit de camaraderie propre à la Légion. À ce stade, il ne s’agit pas encore du « Carré Légion » au sens historique du terme, mais d’un lieu de repos pour les anciens de l’Institution.
1962 : le transfert du « Panthéon » de Sidi Bel Abbès
Le véritable Carré Légion naît après le départ d’Algérie.
En 1962, la Légion quitte définitivement Sidi Bel Abbès, sa maison-mère depuis 1843. Il faut alors préserver l’essentiel : la mémoire.
Les cendres du « Panthéon Légion » sont transférées en métropole à Puyloubier.
• le général Paul-Frédéric Rollet, figure fondatrice de la Légion moderne.
• le prince Aage de Danemark, officier de Légion.
• Le légionnaire Zimmermann, dernier tué en Algérie
Leurs tombes, dites « éternelles », sont alignées le long du mur du cimetière, à l’image... Lire la suite...
En 1962, la Légion quitte définitivement Sidi Bel Abbès, sa maison-mère depuis 1843. Il faut alors préserver l’essentiel : la mémoire.
Les cendres du « Panthéon Légion » sont transférées en métropole à Puyloubier.
• le général Paul-Frédéric Rollet, figure fondatrice de la Légion moderne.
• le prince Aage de Danemark, officier de Légion.
• Le légionnaire Zimmermann, dernier tué en Algérie
Leurs tombes, dites « éternelles », sont alignées le long du mur du cimetière, à l’image... Lire la suite...
Les traditions de la Légion étrangère
Les bases fondamentales
Par Louis Perez y Cid
Les traditions de la légion étrangère font partie intégrante de son patrimoine et de sa culture. Elles ont été forgées de manière empirique, sont garantes de son identité, de son unité et reste un facteur essentiel d'intégration et de sa cohésion.
Certaines sont très anciennes et trouvent leurs origines dans des coutumes antérieures à la création de la légion étrangère (1831). D'autres sont plus récentes, leur adoption prouve la capacité de la légion à s'adapter à son temps et démontre que ces traditions ne sont pas figées, mais sont appelées à évoluer.
Elles reposent néanmoins sur quelques bases immuables qui en constituent les fondements et contribuent à en assurer la pérennité.
Les quatre piliers fondamentaux.
La vie courantes, l'entraînement et les opérations sont guidés par quatre principes :
• Le caractère sacré de la mission.
• La rigueur dans l’exécution.
• La solidarité.
• Le culte du souvenir.
Une devise spécifique.
Les traditions de la légion étrangère font partie intégrante de son patrimoine et de sa culture. Elles ont été forgées de manière empirique, sont garantes de son identité, de son unité et reste un facteur essentiel d'intégration et de sa cohésion.
Certaines sont très anciennes et trouvent leurs origines dans des coutumes antérieures à la création de la légion étrangère (1831). D'autres sont plus récentes, leur adoption prouve la capacité de la légion à s'adapter à son temps et démontre que ces traditions ne sont pas figées, mais sont appelées à évoluer.
Elles reposent néanmoins sur quelques bases immuables qui en constituent les fondements et contribuent à en assurer la pérennité.
Les quatre piliers fondamentaux.
La vie courantes, l'entraînement et les opérations sont guidés par quatre principes :
• Le caractère sacré de la mission.
• La rigueur dans l’exécution.
• La solidarité.
• Le culte du souvenir.
Une devise spécifique.
« Légio Patria Noatra »
La légion respecte la nationalité d'origine de chaque légionnaire et ne lui imposera jamais d'aller se battre contre sa patrie d'origine, c'est dans le contrat d'engagement.
Cependant elle « constitue » une « deuxième patrie » , d'abord pour fédérer tous ces hommes venant de pays différents, ensuite pour servir de culture commune et enfin pour leur donner une cause à défendre, une raison de se battre, voire de mourir. Lire la suite...
Cependant elle « constitue » une « deuxième patrie » , d'abord pour fédérer tous ces hommes venant de pays différents, ensuite pour servir de culture commune et enfin pour leur donner une cause à défendre, une raison de se battre, voire de mourir. Lire la suite...
La solidarité à la Légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
La solidarité ne naît pas dans la joie. Elle naît dans la douleur. On se sent plus proche de celui avec qui l’on a souffert que de celui avec qui l’on a réussi. Le bonheur flatte l’ego. L’épreuve, elle, soude les hommes.
Dans toute victoire collective se glisse une part d’amertume. Chacun évalue sa contribution, chacun se compare, parfois se juge lésé. Les familles se déchirent à l’heure des héritages, les groupes se fragmentent après le succès, les mouvements se disloquent une fois le pouvoir conquis. Le triomphe divise. Le malheur unit.
La cohésion d’un groupe de référence se forge ailleurs, dans le souvenir d’un calvaire partagé. C’est là que l’individu s’efface pour laisser place au corps. À la Légion étrangère, ce souvenir a un nom. Camerone.
Ce n’est pas un mythe heureux. C’est une défaite, une agonie, une fidélité jusqu’à la mort. Mais c’est précisément pour cela qu’elle fonde la solidarité légionnaire. On n’y célèbre pas la victoire, mais le sacrifice. Non pas le succès, mais la loyauté dans l’épreuve.
L’étymologie le dit sans détour. Sympathie et compassion veut dire « souffrir avec ». À la Légion, la solidarité n’est pas un sentiment abstrait. Elle est une expérience vécue, transmise, rappelée. Elle est ce lien invisible qui unit ceux qui sont tombés, ceux qui souffrent encore et ceux qui continuent de servir.
C’est pourquoi, dans l’histoire de la Légion, les grandes œuvres de solidarité naissent toujours après les guerres. Après les charniers de 1914, le général Rollet agit pour les anciens meurtris et suite au crash financer de 1929 apparaîtra la maison du légionnaire à Auriol. Après 1945, le colonel Gaultier poursuit cette œuvre fraternelle. Et après l’Indochine, cette guerre que le général Coullon qualifiera de « génocide de l’armée française », le général Koenig donne à la Légion l’institution des invalides à Puyloubier, refuge des blessés et des anciens.
À chaque fois, la même logique, la douleur appelle l’entraide. La perte appelle la fidélité. Rien n’est théorique. Tout est charnel.
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La Légion étrangère et l’art
Par louis Perez y Cid
Depuis plus de deux siècles, la peinture et la sculpture militaires occupent une place singulière dans la création artistique française. Des maîtres comme Horace Vernet (1789-1863), Édouard Detaille (1848-1912) ou Alphonse de Neuville (1835-1885) ont façonné une véritable tradition visuelle où s’entremêlent réalisme historique, exaltation du courage et mémoire des combats. Cette lignée d’artistes a donné naissance à une iconographie puissante, souvent monumentale, qui raconte autant l’évolution de l’armée française que l’esprit de ceux qui la servent.
Depuis plus de deux siècles, la peinture et la sculpture militaires occupent une place singulière dans la création artistique française. Des maîtres comme Horace Vernet (1789-1863), Édouard Detaille (1848-1912) ou Alphonse de Neuville (1835-1885) ont façonné une véritable tradition visuelle où s’entremêlent réalisme historique, exaltation du courage et mémoire des combats. Cette lignée d’artistes a donné naissance à une iconographie puissante, souvent monumentale, qui raconte autant l’évolution de l’armée française que l’esprit de ceux qui la servent.
La Légion étrangère, une source d’inspiration artistique
Les livres les plus pertinents sur la Légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
La Légion étrangère n’a cessé d’inspirer. Depuis près de deux siècles, elle attire les plumes d’historiens, d’écrivains, de journalistes… mais aussi celles d’anciens légionnaires eux-mêmes, qui ont couché sur le papier leurs souvenirs de combats, d’amitiés et de sacrifices. À travers les livres, c’est toute l’âme de la Légion qui se transmet, entre mémoire et légende.
Les récits qui font l’Histoire.
Difficile de parler de la Légion sans évoquer ces trois ouvrages de références à mon sens, essentiels pour saisir l’ampleur de l’épopée légionnaire :
« Honneur et fidélité. C'est la Légion » Louis Gaultier. Charles Jacquot, anciens de la légion. Illustrations de Louis Frégier,1963.
Paru en trois tomes,pour le centenaire de Camerone, les auteurs nous propose de parcourir les combats de ce corps d'élite de ses origines à la guerre d'Algérie,1962.
« Histoire de la légion étrangère » Georges Blond - 1981 .
Paru à l'occasion du 150 ème anniversaire de la création de la légion. C'est à la fois le plus extraordinaire récit d'aventures et un siècle et demi d'histoire de France.
« la Légion étrangère 1831-1962» Douglas Porch- 1991.
Paru aux USA en langue anglaise et 1994 pour la traduction française et la préface. Cette enquête fondamentale, sans complaisance, est un modèle d'étude d'histoire militaire qui retrace l’évolution de la Légion depuis sa création en 1831 jusqu’aux opérations modernes. Lire la suite
« Honneur et fidélité. C'est la Légion » Louis Gaultier. Charles Jacquot, anciens de la légion. Illustrations de Louis Frégier,1963.
Paru en trois tomes,pour le centenaire de Camerone, les auteurs nous propose de parcourir les combats de ce corps d'élite de ses origines à la guerre d'Algérie,1962.
« Histoire de la légion étrangère » Georges Blond - 1981 .
Paru à l'occasion du 150 ème anniversaire de la création de la légion. C'est à la fois le plus extraordinaire récit d'aventures et un siècle et demi d'histoire de France.
« la Légion étrangère 1831-1962» Douglas Porch- 1991.
Paru aux USA en langue anglaise et 1994 pour la traduction française et la préface. Cette enquête fondamentale, sans complaisance, est un modèle d'étude d'histoire militaire qui retrace l’évolution de la Légion depuis sa création en 1831 jusqu’aux opérations modernes. Lire la suite